Dyslexie : que faire en classe pour aider un élève DYS ?
Accueillir un élève dyslexique dans sa classe peut sembler complexe pour un enseignant non formé. En réalité, de nombreuses adaptations simples et efficaces peuvent être mises en place sans bouleverser le fonctionnement de la classe.
Adapter les supports écrits
On utilise une police sans empattement — Arial ou Verdana — en taille 12 à 14 points, avec un interlignage de 1,5 et des marges larges. On évite les textes justifiés et on préfère une présentation aérée. Ces modifications ne coûtent rien et peuvent changer significativement le confort de lecture.
Donner les consignes à l’oral
Un élève dyslexique mobilise tellement d’énergie pour lire une consigne écrite qu’il n’en a parfois plus pour y répondre. Formuler les consignes à l’oral en plus de les écrire réduit considérablement cette surcharge cognitive.
Ne pas faire lire à voix haute sans préparation
Si la lecture à voix haute est utile pédagogiquement, on la prépare : texte donné à l’avance, passage court, valorisation de l’effort plutôt que de la fluidité. On peut aussi proposer des alternatives — lecture silencieuse ou réponse orale.
Accorder du temps supplémentaire
Le temps est la ressource la plus précieuse pour un élève dyslexique. Quelques minutes supplémentaires lors des évaluations, ou un travail fractionné, sont des adaptations simples et très efficaces.
Évaluer sur le fond, pas sur la forme
Dans les matières autres que le français, l’orthographe ne devrait pas peser dans la note. La circulaire du ministère de l’Éducation nationale sur le PAP précise explicitement ces adaptations évaluatives pour les élèves DYS.