Dyslexie : quels sont les différents types de dyslexie ?
La dyslexie n’est pas un trouble uniforme. Plusieurs sous-types ont été identifiés par les chercheurs, chacun correspondant à des mécanismes cognitifs légèrement différents.
La dyslexie phonologique : la plus fréquente
La dyslexie phonologique est de loin la forme la plus répandue. Elle résulte d’un déficit dans le traitement des sons du langage. L’enfant a du mal à convertir les lettres en sons, ce qui rend la lecture de mots nouveaux ou inconnus particulièrement difficile.
La dyslexie de surface (ou lexicale)
La dyslexie de surface implique une difficulté à mémoriser la forme visuelle globale des mots. L’enfant lit les mots lettre par lettre ou syllabe par syllabe, même les mots très courants. Sa lecture est donc lente même sur des mots familiers.
La dyslexie mixte
Comme son nom l’indique, la dyslexie mixte combine des difficultés phonologiques et des difficultés de reconnaissance globale des mots. C’est la forme la plus sévère, car les deux voies de lecture sont simultanément impactées.
Les implications pour la rééducation
Identifier le type de dyslexie permet d’adapter la rééducation orthophonique. Pour la dyslexie phonologique, on travaille intensivement la conscience phonologique. Pour la dyslexie de surface, on renforce la mémorisation des mots fréquents.
Le diagnostic différencie les sous-types
La distinction entre ces sous-types est réalisée lors du bilan orthophonique. Cette précision diagnostique est précieuse pour orienter la rééducation. L’INSERM propose un dossier complet accessible au grand public sur les mécanismes de la dyslexie.