Dyslexie au travail : comment en parler à son employeur ?
Dévoiler sa dyslexie à son employeur est une décision délicate. Peur d’être jugé, de perdre en crédibilité, d’être écarté de certains projets — les craintes sont nombreuses et compréhensibles. Pourtant, dans de nombreux cas, en parler peut ouvrir des portes plutôt qu’en fermer.
Faut-il obligatoirement le dire ?
Non. Il n’existe aucune obligation légale de déclarer sa dyslexie à son employeur. La dyslexie relève de la vie privée. Cependant, si elle impacte significativement votre travail, en parler peut vous permettre d’obtenir des aménagements qui améliorent votre efficacité.
À qui en parler en premier ?
Avant d’en parler à votre manager direct, il peut être utile de passer par le médecin du travail. Ce professionnel est soumis au secret médical — il peut recommander des aménagements du poste de travail de façon anonyme.
Comment formuler la demande d’aménagements ?
L’approche la plus efficace est de centrer la conversation sur les solutions plutôt que sur les difficultés. Plutôt que « j’ai du mal à lire les longs documents », dites « j’utilise la synthèse vocale pour traiter les documents longs — est-ce que je peux avoir les ressources pour ça ? »
La RQTH : un outil méconnu mais puissant
La RQTH permet d’accéder à des aménagements du poste de travail financés par l’AGEFIPH — logiciels spécialisés, formation aux outils compensatoires. Cette démarche se fait via la MDPH et reste confidentielle si vous le souhaitez.
Dépasser la peur du regard des autres
La peur du jugement est souvent plus grande que la réalité. Avec les bons mots et la bonne approche, la dyslexie au travail peut devenir un sujet de conversation constructif. Pour des ressources sur les droits des adultes DYS au travail, aidtoi.fr propose des guides pratiques.