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Dyslexie à l’université : vos droits et les aménagements possibles

Dyslexie à l’université : vous avez des droits, faites-les valoir

Beaucoup d’étudiants dyslexiques arrivent à l’université sans savoir qu’ils ont droit à des aménagements spécifiques. Certains ont même arrêté de demander de l’aide au lycée, pensant qu’à l’université tout serait différent. En réalité, la loi de 2005 pour l’égalité des droits des personnes handicapées s’applique pleinement dans l’enseignement supérieur.

Le cadre légal dans l’enseignement supérieur

En France, chaque université est tenue de disposer d’un service dédié aux étudiants en situation de handicap — souvent appelé Mission Handicap ou BIATSS. Ce service coordonne la mise en place des aménagements auxquels a droit l’étudiant, sur la base d’un dossier MDPH ou d’un certificat médical récent. Ces aménagements sont formalisés dans un Plan d’Accompagnement de l’Étudiant Handicapé (PAEH).

Quels aménagements sont possibles ?

Les aménagements disponibles à l’université sont souvent plus étendus qu’au lycée. L’étudiant dyslexique peut bénéficier du tiers-temps aux examens, de l’utilisation d’un ordinateur avec correcteur orthographique, de la possibilité de passer les examens dans une salle séparée, de supports de cours adaptés fournis à l’avance, et parfois d’un preneur de notes ou d’un enregistrement des cours. Certaines universités proposent également des logiciels de synthèse vocale sur leurs ordinateurs en libre accès.

Comment faire la demande ?

La démarche doit être initiée dès l’inscription, idéalement avant la rentrée. L’étudiant prend contact avec la Mission Handicap de son établissement, fournit les justificatifs médicaux nécessaires, et rencontre un référent handicap qui l’aide à constituer son dossier. Il est vivement conseillé de ne pas attendre les premières difficultés pour faire cette démarche — les délais administratifs peuvent être longs. Des modèles de courriers et des guides pratiques sont disponibles sur aidtoi.fr.

Les grandes écoles et les classes prépa

Les grandes écoles et les classes préparatoires sont également concernées par ces dispositions. Cependant, la culture de ces établissements est parfois moins ouverte au handicap, et les étudiants peuvent rencontrer plus de résistances. Dans ce cas, il est important de connaître ses droits et de ne pas hésiter à les faire valoir, avec l’aide si nécessaire d’une association de défense des droits des personnes DYS. Pour trouver des professionnels pouvant vous accompagner dans ces démarches, consultez professionnelsdys.fr.

Au-delà des aménagements : développer ses stratégies propres

Les aménagements sont importants, mais ils ne sont pas tout. À l’université, l’autonomie est une compétence clé. Les étudiants dyslexiques qui réussissent le mieux sont généralement ceux qui ont développé un arsenal de stratégies personnelles : synthèse vocale, cartes mentales, enregistrement des cours, relecture à voix haute. Ces compétences, construites progressivement avec l’aide d’un orthophoniste ou d’un coach, deviennent de véritables atouts professionnels. Pour des ressources adaptées aux adultes DYS, lesdys.fr propose des guides complets.

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